
La résidence verte
un dispositif de la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture
JOURNAL DE BORD
D'une montagne à l'autre

U n e é c r i t u r e d e s l i e n s
Nourrir un imaginaire collectif — écouter ce qui circule sous et sur la surface.
Les récits
À partir de la rencontre des corps, des savoirs, des usages de ce territoire, par différentes formes d’ateliers, de conversations-conférences, master classes, de résidences, nous prenons le temps de déplier ces contenus. Puis d’en explorer les ramifications et de partager les différentes strates qui les composent. Ici s ‘ouvre la question des récits et de leur côtoiement.
Nous sommes attachés aux récits, à leur absence, leur transformation, leur préservation, leur possibilité d’être déplacés et ré-enracinés autrement, ailleurs. Ce sont les récits personnels et culturels, posés, déposés, traversés, enracinés qui sont en jeu. Ils ouvrent une arborescence.
Ces récits deviennent notre point d’accroche, une dramaturgie d’écriture (cf. le solo Beautés).
La problématique est toujours la rupture des récits, leur incompréhension, la croyance que nos vies ne peuvent pas en croiser d’autres, qu’il n’y a plus d’aventure, donc plus de curiosité (cf. CARTE BLANCHE à L’Estive scène nationale de Foix et de l’Ariège).
Notre expérience de projets en territoire nous apprend comment les traces posées avant nous, peuvent se remettre à parler. Ainsi leur redonner la parole, re-pointer ce "début", reprendre le récit, le mettre au présent, en perspective, c’est-à-dire mettre de l’espace à l’intérieur d’un sujet.
Cet espace est la condition qui permet une écriture (cf. Portraits dépaysagés de Joseph Kraft).
La place de la danse
Sur ce grand territoire, la danse contemporaine pourrait être considérée comme l’une des composantes, mais elle a, comme au niveau national, un souci de visibilité, de réception, d’adhésion, d’intérêt ; son écosystème est fragile, menacé. L’enjeu est de la relier, de l’inscrire et de la ré-enraciner dans une préoccupation, une sensibilité, un récit collectif. Et au-delà des espaces de diffusion, de visibilité, c’est comprendre à quoi se rattache la danse. Il nous faut activer des façons de lire la danse, c’est-à-dire de la légender.
Le corps dans la réalité de ces espaces et de ces milieux change d’échelle et sa légende demeure à redéfinir. Ainsi la danse ne doit pas être une illustration, un divertissement, une posture intellectuelle ; mais devenir l’écho, un outil perceptif de lecture donnant la possibilité d’appréhender et de mettre un sujet en jeu. Pour cela, c’est avant tout être précis sur le contenu afin de pouvoir — par la présence des corps, de leur matière, de leur geste, mais aussi aux côtés de l'image, du texte, de la musique — mettre de l’espace ; ouvrir, transgresser, renforcer, percuter, épaissir, renverser et revenir dans le sujet par d’autres angles, d’autres sensations.
Les phases d'écriture
Tisser des relations, créer des côtoiements avec les principes :
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Dessin : croiser
-
Garder de l’espace dans le sujet (dessin roue)
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Autonomie de la source (dessin bloc)
-
Face-à-face des matières (bloc qui se serre)

Observation

Mise en lien entre sol culturel et sol naturel

Etude des pratiques, usages, savoirs...


Identification d'un ou plusieurs écosystèmes

1ère phase d'écriture : Faire circuler, garder de l'espace à l'intérieur d'un sujet, rester au présent

Maintenir le face-à-face entre les différents écosystèmes, les différentes sources

Chercher les résonances mais ne pas fusionner les écosystèmes
Maintenir l'intégrité
Un écosystème = un autre écosystème
Une pratique = une pratique
Même resserré ou affiné chaque écosystème demeure intact
Ne jamais fusionner les écosystèmes, les maintenir dans leur du face-à-face

Transformation et création : dans cette dernière phase, le geste de création se fait par des principes de
épaissir
creuser
percuter
renforcer
tourner autour





