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La résidence verte

un dispositif de la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture

JOURNAL DE BORD

D'une montagne à l'autre

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L e s  t r a n s f o r m a t i o n s

une approche de création racinaire, contextuelle et modulaire. ( enlever le tableau ? )

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Racinaire

Cette attention portée au geste d’invention et à la manière d’aborder un sujet par ses angles multiples permet d’envisager les différentes ressources — naturelles, chorégraphiques, littéraires, dramaturgiques, anthropologiques, sociales, historiques, politiques et scientifiques — comme des possibilités de collaboration et d’écriture en arborescence, ancrée, pointant un commencement et un développement possible.

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Contextuelle

C’est-à-dire située. Nous sommes très attachés à la question des contextes : celui à partir duquel le geste naît et celui dans lequel le geste sera vu et partagé.

  • Faire en sorte que le projet montré ait du sens à l’endroit et au moment choisi.

  • Depuis quel axe l’écriture, la forme sera lue ?

  • À qui nous adressons-nous ? Qu’est-ce qui relie la forme au moment et à l’espace dans lequel elle est proposée ?

  • Comprendre ce qui fait lien entre un sujet et un milieu et comment, des deux côtés, cela se côtoie, se tient, s’adresse, se transmet et se ressent.

  • Une écriture nourrit des contextes et des environnements.

  • Endogène, qui compose avec ce qui est là.

  • Une interaction avec le réel, nous permettant d’interroger les modes de représentations dans des espaces multiples (médiathèques, librairies, salles des fêtes, de conférences, de concert, campus universitaires, espaces naturels, dojos, pharmacies, cinémas, galeries, sites patrimoniaux, plateaux de théâtre, centres d’art, refuges de montagne...

Cette approche permet une proximité dans les processus d’écriture ainsi qu’une proximité de lecture et de réception.

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Modulaire

Sur mesure, adaptée, adaptable. Aux côtés d’une équipe nous créons un écosystème de projets et un écosystème de formes. Une Écologie de projets vertueuse, qui se répondent, s’alimentent, dans une économie d’échelle.

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Transformation – écologie de production et de diffusion

Une redéfinition de notre démarche

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La transformation que nous opérons dans le cadre de la résidence verte nous engage dans un fonctionnement qui modifie et agit sur les modes de fabrication, de création, de production et de diffusion des œuvres chorégraphiques. Cela implique concrètement de revisiter les termes création, médiation, diffusion — de les désacraliser, les déplacer dans leur fonction.

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Diversifier, revivifier les rapports de lecture de la danse

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En cherchant les différentes entrées (intuitives, empiriques, documentées), nous ouvrons les champs d’écriture aux côtés de la danse et vers la danse en invitant d’autres langages, d’autres situations et d’autres sources. Nous nous employons à mettre ces matières en relation, à les faire dialoguer sous différentes formes et formats, afin de  les rendre perméables et à favoriser la circulation entre sphères artistique, sociale et institutionnelle.( cf le point zero)

 

 

La proximité des relations

développer la proximité des relations du territoire, par le croisement entre habitants, chercheurs et artistes : un voisinnage .

Produire s’avère être le fruit d’une manière renouvelée d’envisager des coopérations variées auprès de champs de compétences à croiser et à mutualiser. L’enjeu est de créer des ponts cohérents, parfois inattendus, entre les collaborateur·rice·s, structures, partenaires et publics. Par l’agrégation de moyens humains, d’espaces et de sujets communs, nous tentons de bâtir des conditions d’expérimentation, de création. Ces ponts permettent d’élargir les publics et d’entrer en lien avec de nouveaux espaces de diffusion et constituent l’un des enjeux majeurs de la relation aux œuvres que nous souhaitons développer. Création et diffusion prennent dès lors une autre dimension. ( cf portraits)

Modifier les cadres de diffusion

 Avec une équipe aux visages pluriels et vers un publics expert·ou non averti, la diffusion est sans cesse interrogée dans ses formats et adresses.celle-ci se transforme Par les écritures racinaire, contexteulle et modulaire, à la lisière de l’enjeu de représentation, de la valorisation d’étapes, du face-à-face , d’expériences situées et partageables.  les territoires multiples de nos temps de travail sont autant d’occasions d’invention et de liens possibles. Ces temps et ces espaces intermédiaires sont de véritables possibilités d’écriture et de représentation. ( cf résidence saverdun)

 

Un nouvel écosystème de partenaires

 être attentif aux endroits de résonance de notre pratique

La mise en relation avec des partenaires en dehors du seul champ de la culture est vital pour le renouvellement de notre langage chorégraphique, mais aussi pour la mutualisation de savoirs, pour combattre l'hermétisme de la spécialisation, pour cultiver un dialogue autour de la situation contemporaine et pour révéler des thématiques partagées.


Ces restitutions ne constituent pas des aboutissements isolés, mais des étapes inscrites dans un processus plus large, contribuant à une présence artistique durable et située. Ce travail s’inscrit dans une dramaturgie de production et de diffusion pensée comme un processus vivant, que nous engageons dans le projet "D’une montagne à l’autre".

La mise en relation avec d’autres partenaires est déjà en cours notamment avecLe GIS CIMES  qui compte parmi ses membres des acteur·rice·s majeurs du massif des Pyrénées et entretient des collaborations au service de la montagne : les Parcs naturels régionaux des Pyrénées ariégeoises, du Haut-Languedoc et des Pyrénées catalanes, le Parc national des Pyrénées, le Commissariat de massif, l’Agence des Pyrénées ou encore l’Observatoire pyrénéen du changement climatique, pour n’en citer que quelques-uns.

 Cultiver Une Écologie de projet à l’intérieur d’une équipe artistique

laisser place à une polyrythmie de pratiques et de médiums.

En effet, plutôt que de penser la création uniquement à travers l’objectif d’un spectacle destiné à être présenté dans un théâtre, nous choisissons de cheminer à travers différents paysages et environnements, qu’ils soient naturels, artistiques, politiques, et de nous ancrer davantage dans le processus d’écriture lui-même.

 Creuser un sujet, ouvrir les imaginaires, comprendre comment un mot, une notion ou une question circule, résonne et se transforme : voilà ce qui guide aujourd’hui notre travail. Cette démarche est une construction patiente qui met ainsi au premier plan les rencontres qu’appelle le geste de création.

Dans ce cadre, les moyens de créer, produire et diffuser se trouvent dans le présent, dans la circonstance. À la fois continue et fragmentée, la projection n’est plus une progression vers un but final : elle se construit en strates, en épisodes, en ramifications, activant différents rapports entre création et diffusion.

 

Un renouvellement de notre métier, en le pensant dans et comme un écosystème vivant, circulant à travers les silos, les spécialités et les réseaux, traversant les secteurs sans perdre son exigence.

Cette manière renouvelée de nous positionner face à un sujet et à la problématique de la visibilité de la danse accroît la plasticité des approches déjà présentes au sein de La Zampa, mais qui cherchaient encore comment passer de l’intention à l’opérationnel.

nous travaillons sur un écosystème de projets porté par l’ensemble de l’équipe dans lequel Itinérance, immersion, adaptation, observation sont les mots d’ordre que chacun aborde avec sa temporalité, sa vision, son imaginaire pour nourrir l'écosystème du laboratoire.

s'emparer des outils, des sujets, des problématiques fait émerger les compétences, aspirations et regards de chaque membre de l’équipe, que nous avons toujours cherché à valoriser.

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