la zampa

magali milian romuald luydlin

English

Opium (2016)


Opium (2016)

 

« (..) La perte croissante du monde, la disparition de l’entre deux.
Il s’agit là de l’extension du désert, et le désert est le monde dans les conditions duquel nous nous mouvons (…).
Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui. »
Qu’est ce que la politique ?
Hannah Arendt
 
Tout commence avec un mot à la fois fondamental et vide de sens : le peuple.

Très vite nous avons compris qu’il nous fallait sortir de l’asphyxie inhérente à ce sujet. Nous avons alors mis en place un processus d’écriture pour trouver notre chemin vers le plateau.

Ce titre, OPIUM, est posé afin d’y insinuer une sensation.
Nous pensions à une courbe, celle de l’opiacé, entre ivresse et chute, semblable au fonctionnement de nos sociétés.

Une première équipe de travail s’est réunie autour des notions « oasis » et « désert » empruntés à Hannah Arendt : un reporter et deux photographes. L’enjeu était de réaliser un abécédaire de matériaux (interview et photos), un instantané de ces mondes toujours à mi chemin entre aridité et étrange rémission.

C’est à partir de ces mots et de ces visuels que l’écriture s’est développée, transposée par la suite avec l’équipe du plateau. Des formes, des formats à faire vivre dans l’espace éphémère et percutant de la scène. Nous souhaitions la construction de cette pièce comme un mobile. Chaque élément d’un mobile semble dissocié. L’ ensemble s’articule et n’ apparaît que lorsque ces éléments se croisent sous nos yeux.

Une danse, un chant, une histoire, des éléments qui restent dissociés telle une addition de comportements, tous tenus par cette étrange conscience entre joyeuse désinvolture et légitime violence.

Deux faces d’une même pièce :
Les morceaux de Nina Simone revisités dans une puissance corrosive trouvent leur juste place face à la banalité du pire énoncé par Hannah Arendt.
Une caisse de résonance dans un climat physique et musical toujours en expansion.
Nous écrivons tour à tour ces figures qui, entre menace et résignation, cherchent leur paradigme.
Un équilibre imparfait est à l’oeuvre.

OPIUM est une marche sans fin, une fumée trouble et constante. Elle opère et emporte avec elle nos corps et nos pensées.

 

Une proposition de
Magali Milian et Romuald Luydlin

 

Avec la collaboration de Laurent Benard, Benjamin Chaval, Sophie Lequenne, Valérie Leroux,Romuald Luydlin, Corine Milian, Magali Milian, Manusound, Lucie Patarozzi, Denis Rateau, Marc Sens, Anna Vanneau

 

Collaboration, phase préparatoire
Julien Cernobori journaliste/anthropologue
Soraya Hocine et Anya Tikhomirova photographes
Corine Milian chanteuse
Marc Sens guitariste
 

Production La Zampa
Coproduction Théâtre de Nîmes scène conventionnée pour la danse contemporaine, CDC Toulouse Midi-Pyrénées, Scènes Croisées Scène conventionnée de Lozère, Théâtre de L’Archipel Scène nationale de Perpignan, CCNO Orléans Josef Nadj et ICI-CCN Montpellier Occitanie/Pyrénées Méditerranée Direction Christian Rizzo dans le cadre de l’Accueil-studio.
Accueil en résidence Le Toboggan-Décines, Fabrik-Potsdam, Collège Condorcet-Nîmes, Le ZO-Nîmes, Centre hospitalier François Tosquelles-Saint Alban, L’Odéon-Théâtre de Nîmes.
Avec le soutien de l’Adami, société des artistes-interprètes et de l’Institut Français (Bureau du Théâtre et de la Danse – Berlin).
La Zampa est subventionnée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie / Pyrénées-Méditerranée au titre de l’Aide aux compagnies conventionnées, par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et par le Département du Gard.