la zampa

magali milian romuald luydlin

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Le ciel au-dessus de sa tête (2003)


« Des hommes courent et se perdent, d’autres s’évadent et ne s’élèvent pas, d’autres encore dansent toute une vie sur la corde raide et ils ignorent le bonheur qu’ils trouveront en tombant. »
Max Jacob

 

Chorégraphie, Scénographie Magali Milian and Romuald Luydlin
Avec Loran Chourrau, Bastien Crinon, Romuald Luydlin, Magali Milian, Hélène Rocheteau
Assistante scénographie Véronique Pourrinet
Lumières Clément Goguillot
Musique Isabelle Courroy, C-made alias tikula 9
Merci à Jérôme Mathias Bel

 

Coproduction CDC Toulouse Midi-Pyrénées

Avec le soutien de CCN d’Orléans-Josef Nadj

En répétition Théâtre de La Source Orléans, CDC Toulouse Midi-Pyrénées, L’Ourdissoir Lavelanet, Danse à Aix , CCN d’Orléans-Josef Nadj

 

Presse

PROGRAMME DU CDC (Avril 03)

Chimie Verticale
« Je suis à nouveau descendu d’un palier, je I’ai nettement ressenti au niveau du genou ». Ainsi débute le texte de Cyril Olanier qui a répondu au questionnement de La Zampa, téméraire compagnie toujours curieuse de rencontres, à propos de cette envie d’ausculter la qualité de ce que nombre d’entre nous considère comme l’ultime trésor : le bonheur. C’est à cet idéal, somme toute informel, que leur danse a choisi de se confronter ; c’est-à-dire à la faculté de donner corps à une dynamique qu’initie le seul désir, au risque d’en mesurer physiquement la portée gravitationnelle. Car cette » pierre philosophale », censée lyriquement transformer le moindre de nos fantasmes en un geste rutilant, nécessite néanmoins d’être évaluée à l’aune d’une articulation terrestre de la présence corporelle. Ce que l’audace élémentaire de l’écriture de Magali Milian et Romuald Luydlin parvient à relativiser parce qu’elle s’attache à traduire chaque instant d’espérance de mouvement comme chaque tension correspondant à l’épreuve de cet espoir. Il en résulte alors un ballet drôlement bancal où les cinq danseurs, tour-à-tour saisis de possibilités de partage en duo comme à plusieurs, concoctent une étrange alchimie chorégraphique qui ne s’épargne pas la condition newtonienne, la revendique même, au point d’une impossibilité de la course tant nos élans demeurent rivés sous l’azur. Ce véritable examen de l’aptitude à la plénitude par le corps s’élabore donc d’une perspicacité quant à l’altitude de nos capacités vibratoires, à la profondeur de notre ingénuité à ressentir. Poétique d’une impossible élévation autrement qu’en sa propre transversalité et toujours sous le soleil, cette expérience presque sanitaire se présente sous les auspices d’un incurable besoin de bouger, fut-ce à |’intérieur de ces moments rares qui accordent une sensation heureuse. En développant encore son esthétique de la furtivité, La Zampa nous propose une ordonnance bénéfique, prescription légère pour ne pas se leurrer sur la nature ascensionnelle de la fugitive félicité. »

Jérôme Mathias Bel

 

LA REPUBLIQUE DU CENTRE (Décembre 02)

La Zampa offre ses ailes.
« Jamais narrative et toujours funambule du non-dit, forte également de son envie de moment solaire débordant de chaleur et de force, la Zampa ne se contente pas d’évoquer l’errance, l’essai et le tâtonnement de ceux qui tentent de rétablir un équilibre dans un espace intérieur compromis. lls disent aussi cette rage, ce désir impérieux, ces maladresses touchantes de ceux qui veulent prêter leurs ailes pour que chacun ne fixe plus seulement le ciel a s’en éclater les yeux. ll en résulte des émotions, des bousculades frénétiques, des étreintes, de lentes solitudes, de remarquables échappées belles, des moments d’une joie folle et accomplie. « 

Jean Dominique BURTIN

 

LA DEPECHE DU MIDI (Novembre 02)

Dézamparant
 » …La Zampa souffre de spasmes incontrôlables, ils tombent par terre et sont pris de convulsions, sommes-nous encore dans la danse ‘?… J’ai vu des corps s’enlaçant de la violence, de la tendresse, un peu de Beckett, un peu d‘Artaud, beaucoup d’intelligence… « 

Eric Woljung