la zampa

magali milian romuald luydlin

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Dream On Track 2 (2006)


« À sec de chair, à sec de sang, ma matrice est mentale, je la contourne et je vise une autre transformation. »
Magali Milian Romuald Luydlin

 

Chorégraphie Magali Milian and Romuald Luydlin
Avec Romuald Luydlin
Assistant Loran Chourrau
Musique Patrick Codenys
Création lumière Pascale Bongiovanni
Réalisation et régie son Valérie Leroux
Scénographie Pascale Bongiovanni, Romuald Luydlin, Magali Milian

 

Partenaires

Coproduction CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, L’Estive-Scène Nationale de Foix

Résidences de création L’Estive – Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, DSN-Dieppe Scène Nationale

Avec le soutien pour le prêt de studio Danse à Aix

Merci à L’Usine – Tournefeuille, Résistances – Foix

En compagnie de l’ADAMI – Avignon OFF – Parcours de création 2006

Dans le cadre de sa diffusion à New York la zampa a bénéficié du soutien du Service Culturel de l’Ambassade de France et de la convention AFAA – Ville de Toulouse

La Zampa reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication / Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées (Aide aux Compagnies), de la Région Midi-Pyrénées (Aide au Projet), du Conseil Général de l’Ariège (Aide au Projet) et de la Ville de Pamiers

Presse

TELERAMA SORTIR (Janvier 07)

La compagnie La Zampa, composée du duo Magali Milian et Romuald Luydlin, marque un territoire brûlant tout en geste excessifs et sentiments débordants. Leurs spectacles sont à l’aune de leur démesure et de leur bizarrerie : insolites, inconfortables. Pour cette soirée baptisée « Dream on – Tracks1,2,3 et 4 », programmée dans le cadre du festival Faits d’hiver, ils enchaînent quatre pièces de formats différents (….) dont chacune ressemble à une poussée de fièvre. Sur des musiques de Pj Harvey ou des Stooges, l’urgence de La Zampa cherche encore et toujours des chemins spectaculaires inexplorés…. pour mieux nous saisir, nous séduire aussi.

Rosita BOISSEAU

 

 

DANSER (Mars 07)

Beauté viscérale
Il est des pièces qu’on ne peut apprécier sans ambages, on les adore ou on les déteste. Celles de Magali Milian et de Romuald Luydlin, Dream On-tracks , en font partie. D’abord on assiste à un duo détonant, où est chanté a capella par deux danseuses déchaînées le mythique I wanna be your dog des Stooges. Suit l’errance du chorégraphe dans une ambiance glauque, qui fascine et déroute par sa sensualité torturée. Le solo de la chorégraphe, lui laisse sans voix par son ton malsain scandé magistralement d’une gestuelle fébrile sur les sonorités saccadées de PJ Harvey. Quant au septuor de danseurs, il est à tomber. Nimbés de la création lumière remarquable de nuances de Pascale Bongiovanni, ils évoluent entre masturbation onirique, flirt avec le suicide, guerre, accidents projetés en vidéo… en tout cas avec une violence inouïe qui embarque l’âme dans les affres de la chair, tantôt souriante, tantôt tragique.

Bérangère ALFORT

 

 

DANSER (SEPTEMBRE 2006)

Corps Violents
Dans Dream On Tracks 1 et 2 , Romuald Luydlin, tout comme la gestuelle, semble tout droit sorti des Possédés de Pasolini et met volontairement mal à l’aise. Là réside tout l’intérêt de ce solo qui associe narcissisme et barbarie totalitaire, laisse à réfléchir sur la perversité de tout système clos, qu’il soit individuel ou collectif. La réflexion continue avec Magali Milian qui, après avoir fait exploser une bouteille de verre, s’éclate, presque littéralement, sur scène. Ces deux solos non sans maladresses disent quelque chose de notre présent et de la façon dont notre rapport au corps et aux autres se modifie subrepticement. Ici, il ne s’agit plus de violence faite au corps, mais de corps violents. De ceux que l’on craint qu’ils n’explosent à vos côtés.

Agnès IZRINE

 

 

LIBERATION (Mars 2006)

Queer ou à fleur de peau, le festival Visu proposé par la Scène nationale de Dieppe (DSN) aborde la danse et, plus largement, le spectacle vivant et les arts par le petit bout de la lorgnette. Concentré sur la question des représentations du corps, Visu explore, de manière radicale mais aussi festive, des territoires peu défrichés et invite essentiellement de jeunes auteurs de toutes nationalités.
Sauvagerie. Cette année, Jérôme Lecardeur, directeur de DSN depuis 2000, cite Paul Valéry, «ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau», et en profite pour la montrer dans tous ses états, qu’il s’agisse des modèles d’Olivier Goulet issus de sa collection «SkinBag» en synthétique, de massages ou des touchers entre Boris Charmatz et Raimund Hoghe.
La Zampa, compagnie installée en Ariège, habituée du Centre de développement chorégraphique de Toulouse comme de DSN, présentait Dream on (track 01 et 02), création composée de deux solos, l’un de Magali Milian, l’autre de Romuald Luydin. Ces jeunes gens ont une sauvagerie et une audace déroutantes. Travaillant au croisement des arts plastiques, de la scène electro et de la vidéo, ils s’engagent sans retenue. Le premier solo commence par un bris de glace. La danseuse, dans un grand plié, s’élève au-dessus des éclats. Essayant de dompter une agitation intérieure, elle ôte brusquement le haut de son justaucorps. Projetée dans l’espace, elle dessine aussi de curieuses figures, devenant femme hippocampe.
Romuald Luydin est plus rude. Chaussé de bottes, en slip et torse nu, il campe un personnage mécanique, tranche l’espace pour trouver sa propre forme. Il est tendu, à la recherche de l’abandon. Ces deux solos sont à l’image du festival, sans point final. (…)

Marie-Christine VERNAY